La saveur des mots

Notre cerveau a besoin d’informations comme notre corps de nourriture. Au menu : événements, dates, idées, images, histoires ou statistiques qui nous permettent de constituer des souvenirs et d’alimenter notre perception du monde. Autrement dit, toutes ces données façonnent notre destin, aujourd’hui plus que jamais, à l’heure d’Internet, de la publicité omniprésente et de l’actualité en continu. Le trafic entre notre monde intérieur et le monde extérieur n’a jamais été aussi intense. 

esprit

Quels en sont les effets sur notre façon de penser, d’apprendre, de percevoir et de comprendre ? 

Le vocabulaire est à double tranchant : il peut aiguiser notre imaginaire comme il peut le calibrer. Les subtilités de la langue sont réduites à néant, et seules les dichotomies élémentaires sont autorisées : bonheur / tristesse ou plaisir / douleur par exemple. La langue est purgée de toute irrégularité. 

Afin d’éviter tous écueils linguistiques Orwell en a identifié quelques uns et nous propose de suivre ces six règles : 

-         Ne jamais utiliser une métaphore, une comparaison ou une figure de style cliché. 

-         Ne jamais utiliser un mot long quand on peut en utiliser un plus courts. 

-         Si l’on peut supprimer un mot dans une phrase c’est qu’il n’est pas essentiel. 

-         Ne jamais utiliser la voix passive quand on peut utiliser la voix active. 

-         Ne jamais utiliser une expression étrangère, un mot scientifique ou du jargon si on peut trouver un équivalent dans le langage courant. 

-         Transgresser n’importe laquelle de ces règles plutôt que d’utiliser un langage trop rudimentaire.

 

L’euphémisme est une figure de style qui permet d’atténuer et d’adoucir un propos considéré comme trop brutal… trop cru ! C’est alors que la phrase « il est mort d’un cancer » peut se substituer à : « Il nous a quitté des suites d’une longue maladie ». 

Toutes les gymnastiques verbales permettent de tordre la langue à son avantage. Il faut se méfier des mots les plus simples et les plus inoffensifs, car ils sont plus difficiles à décrypter dans un discours. Le prisme à travers lequel nous percevons l’information affecte davantage notre pensée et notre perception que les mots en eux-mêmes. Finalement, ce n’est pas la réalité des faits qui compte, mais la perception qu’on a d’eux. 

Bien sûr, les mots ne servent pas seulement à convaincre ou à communiquer des pensées profondes ou de grands idéaux. Il faut bien admettre que face à un phénomène courant comme celui du commérage et du bavardage, le cerveau ne fonctionne pas tout à fait ainsi. 

Nous sommes en droit de nous poser ces questions : Pourquoi les humains ont tendance à cancaner, et surtout à quoi cela sert ? Quel rôle joue le bavardage sur l’individu et la société ? 

Bien que le mot « commérage » ait une connotation plutôt négative, les recherches ont montré qu’il y avait beaucoup de raisons sociales et psychologiques positives aux ragots ; entre autres, un renforcement des valeurs partagées et de la camaraderie. C’est un phénomène enraciné dans l’instinct humain. 

Il existe cependant une forme nuisible de ragot qu’on appelle les « légendes urbaines » ou les « légendes contemporaines », ce sont des histoires d’une authenticité douteuse, mais néanmoins présentées comme véridiques.  Ces légendes reflètent les espoirs, les peurs et les inquiétudes de notre époque. Personne ne sait comment se créent les légendes urbaines ni qui les invente. Chaque fois qu’on a tenté de suivre la piste de leurs origines, cela n’a abouti à rien. 

Grâce à leur structure narrative souvent solide, leur vague vraisemblance et leur message sous-jacent, ces légendes tenaces influencent l’imaginaire collectif. L’une d’entre elles, peut-être la plus connue, est celle qui propage la rumeur que les alligators vivaient dans les égouts de New York. Pour renforcer la véracité de la légende, on disait que les New-Yorkais s’étaient débarrassés dans leurs toilettes de petits bébés alligators achetés lors de vacances en Floride… 

Il existe aussi des légendes dites « suburbaines », des idées fausses et lieux communs très répandus, répétées ici et là par autant d’experts que d’amateurs. Plus graves encore sont les rumeurs qui ont couru au sujet du ROR (vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole), soupçonné d’être à l’origine de l’autisme chez les jeunes enfants. Certains y ont vu une corrélation entre vaccination et autisme alors qu’il n’existait aucun lien de cause à effet. Les parents voulaient sans doute trouver une explication concrète à l’autisme de leur bambin. Il ne s’agissait pourtant que de coïncidence. 

Des millions d’enfants ont été vaccinés pendant plusieurs décennies sans développer de troubles. 

Curieusement, les chercheurs ont découvert un phénomène cérébral qui pourrait expliquer la propension de certains individus à croire aux déclarations pourtant absurdes glanées ici ou là. Les résultats furent frappants : évaluer les divers énoncés implique différentes régions du cerveau, ce qui montre que la croyance, le scepticisme et l’incertitude empruntent des chemins neuronaux différents. Cette recherche a aussi montré que les volontaires répondaient plus rapidement aux déclarations qu’ils considéraient comme vraies qu’à celles qui leur semblaient fausses ou incertaines. 

Rejeter une affirmation demande un travail plus long et une analyse consciente…. Avoir l’esprit critique demande un effort de remise en cause permanente. 

La Sagesse des foules ne surviendrait qu’à l’intérieur d’un mécanisme qui cadrerait les décisions individuelles indépendantes. Cela est impossible pour un article encyclopédique par exemple. Alors comment faire le tri dans la masse d’informations diverses et plus ou moins fiables qui en résulterait ? 

Il n’y a qu’un mot pour cela : utiliser notre DISCERNEMENT !

 

Discernement =  Capacité  à  apprécier  avec  justesse  et  clairvoyance  une  situation,  des  faits.

 

Etre centré et vivre notre moment présent aide énormément à développer un bon discernement, car nous restons ainsi en contact immédiat avec nos besoins réels. Par conséquent, il est beaucoup plus facile de nos aider nous-mêmes ainsi que les autres. En faisant appel à notre intuition, nous aurons plus de facilité à développer un bon discernement. 

Le mensonge et la manipulation présents dès la naissance d’un petit être en devenir ne peut que l’amener à perdre ou embrouiller ses facultés de discernement, ou à l’en éloigner par le biais de l’éducation qu’il reçoit. Notre éducation a tout fait pour nous écarter de nos capacités innées à ressentir et percevoir derrière les apparences. Et cela a très bien fonctionné. Nous sommes conditionnés à suivre et obéir, car nous pensons inconsciemment que nous n’avons pas les moyens de savoir ce qui est juste et bon pour notre âme. Nous avons été programmés pour cela et ceci se reflète dans le comportement humain de masse. 

Nous sommes aveuglés et confus par une matrice qui joue le jeu subtil de nous mettre dans l’incapacité de discerner la vérité du mensonge. Notre ADN est également composé de gènes reptiliens qui nous influencent et permettent cette confusion intérieure. 

Le discernement est donc une capacité à développer à travers le temps et les expériences de la vie. Nous ne partons pas tous au même niveau de départ. Certaines personnes naissent avec un clair ressenti et une intuition plus développée que la majorité des êtres humains. Leur connexion divine leur permet d’être plus à même que certains à discerner ce qu’il se joue devant eux. Mais ils vont également devoir apprendre à faire confiance en leur ressenti en se déprogrammant, afin de pouvoir utiliser correctement leur discernement. 

Chaque être humain est unique. Chacun a parcouru un chemin différent sur la planète Terre, que cela soit à travers ses différentes incarnations et/ou les expériences de sa vie actuelle qu’il a parcouru depuis sa naissance. Chaque être humain a également ses propres forces et faiblesses, qu’il est indispensable, pour lui, d’accepter et de reconnaître afin de pouvoir atteindre la véritable capacité de discernement. 

Nous ne sommes pas tous égaux face à la notion et à l’aptitude de discerner ce qu’il se présente à nous. D’où l’importance d’être vigilants avec ce concept qui n’est pas encore accessible à tout le monde. 

Le travail sur le discernement est une tâche qui s’exerce au quotidien. 

Chaque sentiment, chaque opinion, chaque décision renferme un jugement, et tous ne sont pas néfastes ou à proscrire. Tout l’art de bien juger consiste à passer des jugements mesurés, à faire preuve de discernement, car vu comment nos convictions se forgent, mieux vaut les passer au tamis de quelques filtres bien choisis, qui seront autant de garde-fou avant de transmettre à autrui des informations fausses ou de s’appuyer dessus pour prendre des décisions qui risquent de ne pas être très solides. 

Un jugement sûr est essentiel à nos vies professionnelles, autant pour distinguer une véritable opportunité d’un miroir aux alouettes, que pour se débarrasser des convictions limitantes qui rétrécissent notre champ d’action ou encore pour entretenir des relations sereines, car nous avons vu comment nos préjugés et nos jugements hâtifs et péremptoires nous rendent déplaisants et indignes de confiance. 

Pour mettre de l’ordre en nous et pour redonner la primauté au réel, à ce qui est solide et fiable, Olivier Clerc a conçu un outil aussi simple que puissant : le Tamis à 4 Etages. Ces quatre étages correspondent aux quatre dimensions dont nous sommes constitués : le corps, le cœur, la tête et l’esprit. Ils correspondent aussi aux quatre éléments : la terre, l’eau, l’air et le feu. Très facile à adopter et à utiliser, ce Tamis va transformer vos relations aux autres et à vous-mêmes, en vous permettant à chaque instant de savoir exactement à quel niveau correspondent les données qui vous parviennent, où les ranger et quel usage vous pouvez en faire ou non.   

- Mettre de l’ordre en soi, c’est y voir plus clair en nous et chez les autres, c’est mieux gérer nos relations et la masse d’informations qui nous parvient chaque jour, c’est sortir de notre bulle mentale pour prendre appui dans le réel, c’est retrouver une plus grande liberté dans la tête et le coeur, et vivre plus sereinement. 

Je vous en conjure… utilisez votre discernement avant de partager quoi que ce soit ! Merci…. !

 Article : Françoise Salaün

 

Auteur :francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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