Apprendre à lever les yeux

Regardez vers le haut plutôt que vers le bas. Apprenez à voir que vous êtes des créatures en évolution dans un endroit extraordinaire. 

Reconnaissez que vous n’avez pas besoin d’être parfaits et que vous n’avez pas à vous attacher à votre histoire, car cette histoire est votre identité. Cette histoire a été très importante aux yeux de chacun de vous ; vous lui avez mis des étiquettes, avec des noms, et vous projetez désormais cette histoire apprise. 

Mais cela crée un fossé entre la réalité et ce que vous croyez être votre histoire. Ce fossé, c’est ce qui bloque de nombreuses créations et empêche les gens d’avancer. Donc, comment ferez-vous cela ? 

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Permettez-vous d’être des humains et lorsque vous faites des erreurs, riez-en. Que ces erreurs vous mettent en joie et apprenez à vos enfants à s’extérioriser et à faire de bonnes erreurs. Lorsqu’ils reviendront avec de gros bobos, dites-leur : « C’était une belle erreur, mon chéri. Va et fais-en d’autres. Essaie de ne pas refaire la même, mais va et collectionnes-en d’autres ». 

Nous avons maintenant passé du point de vue d’en haut vers le bas pour aller vers celui où l’on regarde vers le haut. 

Maintenant, nous pouvons nous permettre de croître dans notre souveraineté. C’est à ce point que vous en êtes en ce moment même de votre évolution.

Ces temps sont incroyables sur la planète Terre. Beaucoup de gens vont être réveillés de leur rêve. C’est pour cela que vous êtes ici en ce moment. Vous détenez quelque chose … Si cela peut vous rendre confiants et à l’aise, sans crainte, cette information se généralisera et vous commencerez à construire le ciel sur la terre ici même. Cela commence par une simple particule. 

Amusez-vous bien avec les flocons de neige. Dansez dans la lumière. La prochaine fois qu’un flocon de neige arrivera sur votre visage et y fondra, rappelez-vous cette histoire et rappelez-vous de regarder vers le haut, parce que c’est dans cette direction que nous tendons tous. 

Votre changement de perception changera la réalité instantanément. 

C’est avec le plus grand honneur que nous devons nous traiter mutuellement avec respect. Prenez soin les uns des autres à chaque occasion que vous trouverez, et tenez-vous les portes ouvertes. Sachez que vous êtes en train d’entamer un nouveau jeu et jouez bien ensemble. 

La cause de la violence que nous nous faisons à nous-mêmes ou que nous imposons aux autres ce sont les jugements, les étiquettes et catégories – Nous jugeons l’autre ou une situation en fonction du peu que nous en avons vu et nous prenons le peu que nous en avons vu pour toute la réalité…. en un éclair, nous avons jugé…plus vite que notre ombre. 

Nous ne savons rien de cette personne en face de nous, qui est peut-être engagée avec passion dans un mouvement de jeunesse, une équipe de théâtre ou à la recherche informatique et contribue ainsi de tout son talent et de tout son cœur au mouvement du monde. Mais comme quelque chose dans son aspect, dans sa différence, suscite en nous de la peur, de la méfiance et des besoins que nous ne savons pas décoder, nous jugeons. Avouez comme notre jugement fait violence à la beauté, la générosité, la richesse qu’il y a certainement dans cette personne et que nous n’avons pas vue.  

Nous jugeons encore, prenant le peu que nous avons vu de l’autre pour toute sa réalité. Nous l’enfermons dans un petit tiroir, nous l’emballons sous cellophane. De nouveau, nous faisons violence à toute la beauté de cette personne que nous n’avons pas aperçue parce qu’elle est intérieure. Cette personne est peut-être très généreuse de son temps et de son argent, engagée dans l’entraide et le soutien, nous n’en savons rien. Encore une fois, un aspect de sa personne éveille  en nous la peur, la méfiance, la colère ou la tristesse et des besoins que nous ne savons pas décoder (besoin d’échange, besoin de partage, besoin que les êtres humains contribuent activement au bien-être commun), alors nous jugeons, nous coinçons l’autre dans une catégorie, nous l’enfermons dans un tiroir. 

Nous prenons la partie émergée de l’iceberg pour tout l’iceberg, alors que chacun sait que quatre-vingt dix pour cent de l’iceberg se trouve sous le niveau de la mer, hors de la vue. Rappelons-nous : « On ne voit bien qu’avec le cœur, l’essentiel est invisible pour les yeux » écrivait Saint Exupéry. Regardons-nous vraiment l’autre avec le cœur ? 

Préjugés, a priori, croyances toutes faites et automatismes – Nous avons appris à fonctionner par habitude, à intégrer des automatismes de pensée, des a priori, des préjugés, à vivre dans un univers de concepts et d’idées, et à fabriquer ou à propager des croyances qui ne sont pas vérifiées …. Ce sont souvent des expressions qui sont essentiellement le reflet de nos peurs… Ce faisant, nous nous enfermons et enfermons les autres dans une croyance, une habitude, un concept. De nouveau, nous faisons violence aux hommes qui se sont ouverts à leur sensibilité, à leur délicatesse, à la féminité qui est en eux. 

Nous faisons violence aux femmes qui conduisent beaucoup mieux que la plupart des hommes, avec à la fois plus de respect pour les autres automobilistes et plus d’efficacité dans la circulation. 

Nous faisons violence aux fonctionnaires qui se donnent avec générosité et enthousiasme dans leur travail. Nous faisons violence aux politiciens qui exercent leurs fonctions avec loyauté et intégrité, et dans le sens du bien commun. Nous nous faisons violence pour toutes ces choses que nous n’osons pas dire ou faire alors qu’elles nous importent vraiment, ou pour toutes celles que nous « croyons devoir » faire sans prendre le temps de vérifier si elles sont effectivement prioritaires et si nous ne pourrions pas plutôt prendre soin des besoins réels des personnes concernées (ceux des autres ou les nôtres) autrement. 

Le système de dualité Enfin, nous avons pris l’habitude sécurisante de tout formuler en noir et blanc, en positif et négatif. Une porte doit être ouverte ou fermée, c’est juste ou ce n’est pas juste, on a tort ou raison, ça se fait ou pas… Avec des variantes subtiles : on est intellectuel ou manuel, mathématicien ou artiste, père de famille responsable ou individu fantaisiste… homo ou hétéro, branché ou ringard… C’est le piège de la dualité, le système binaire. 

Comme si la réalité n’était pas toujours infiniment plus riche et colorée que nos pauvres petites catégories, que ces pauvres petit tiroirs dans lesquels nous essayons de la coincer parce que sa mouvance, sa diversité et sa vitalité chatoyante nous déconcertent et nous font peur et que nous préférons pour nous rassurer, tout enfermer dans des potiquets d’apothicaire bien étiquetés sur l’étagère de notre intellect. Nous pratiquons cette logique d’exclusion et de division basée sur « ou » ou sur « soit ». Nous jouons à « Qui a tort, qui a raison », jeu tragique qui stigmatise tout ce qui nous divise plutôt que de valoriser tout ce qui nous rassemble. Comme si nous ne pouvions pas à la fois prendre soin des autres et prendre soin de nous-mêmes, être proches des autres sans cesser d’être proches de nous-mêmes. 

Le langage déresponsabilisant – Nous utilisons un langage qui nous déresponsabilise de ce que nous vivons ou de ce que nous faisons. D’abord, nous avons appris à reporter sur les autres ou sur un facteur extérieur à nous la responsabilité de nos sentiments. « Je suis en colère parce que tu… » (le TU qui tue évoqué par Jacques Salomé ». Nous ne prenons aucunement la responsabilité de ce que nous ressentons. Au contraire, nous trouvons un bouc émissaire, nous coupons une tête, nous nous déchargeons de notre mal être sur l’autre qui sert de paratonnerre à nos frustrations. Ensuite nous avons également appris à ne pas nous tenir responsables de nos actes. « C’est le règlement, ce sont les ordres etc… » 

Ce langage nous déconnecte de nous-mêmes et des autres et nous asservit d’autant plus subtilement qu’il paraît être un langage responsable. 

Nous sommes coupés de nos sentiments et de nos émotions comme par une dalle de béton. Nous avons appris et on nous a inculqué très tôt qu’être adulte, c’est se couper le plus possible de ses émotions et ne s’en préoccuper que pour faire joli dans une conversation de salon, sans déranger personne, une fois de temps en temps. Pour être aimé et avoir sa place dans ce monde, on doit faire non pas ce que l’on ressent ni ce que l’on voudrait, mais ce que les autres veulent. Etre vraiment soi-même, c’est risquer de perdre l’amour des autres.  

De cet encodage résultent quelques conditionnements. Nos émotions sont comme des vagues de sentiments multiples, agréables ou désagréables, qu’il est intéressant de pouvoir identifier et différencier. L’intérêt d’identifier notre sentiment, c’est qu’il nous renseigne sur nous-mêmes en nous invitant à identifier nos besoins. Le sentiment fonctionne comme un signal clignotant sur un tableau de bord ; il nous indique qu’une fonction est ou n’est pas remplie, qu’un besoin est ou n’est pas satisfait. 

Etant bien souvent coupés de nos sentiments, nous ne possédons que quelques mots pour les décrire ; d’un côté nous pouvons nous sentir bien, heureux, soulagés, détendus, et de l’autre, nous pouvons avoir peur, nous sentir moches, déçus, tristes, en colère. Nous avons bien peu de mots pour nous décrire et malgré tout, nous fonctionnons avec cela. Dans les formations à la communication non violente, une liste de plus de deux cent cinquante sentiments est distribuées aux participants pour leur permettre d’étoffer leur vocabulaire et donc d’élargis la conscience qu’ils ont de ce qu’ils éprouvent. Cette liste ne tire pas ses mots de l’encyclopédie mais d’un vocabulaire de mots courants comme nous pouvons en lire dans les journaux et en entendre à la télévision. Toutefois, une pudeur et une réserve transmises de génération en génération nous empêchent de les utiliser pour parler de nous-mêmes.

Les besoins

Si nous nous sommes déjà largement occupés de nos sentiments nous le sommes presque tout à fait de nos besoins. Nous avons parfois l’impression qu’une dalle de béton nous coupe de nos besoins. Nous avons plus appris à tenter de comprendre et de satisfaire les besoins des autres qu’à tenter de nous mettre à l’écoute des nôtres. S’écouter a été longtemps synonyme de péché mortel, en tout cas d’égocentrisme ou de nombrilisme : « Ce n’est pas bien de s’écouter comme cela. Oh ! c’est encore une personne qui s’écoute ». L’idée même que l’on puisse « avoir des besoins » est encore souvent perçue comme infamante. 

Il est vrai que le mot besoin est souvent mal compris. Il ne s’agit pas ici d’une envie du moment, d’une pulsion passagère, d’un désir capricieux. Il s’agit de nos besoins de base, ceux qui sont essentiels à notre maintien en vie, ceux que nous devons satisfaire pour trouver un équilibre satisfaisant, ceux qui touchent à nos valeurs humaines les plus répandues ; identité, respect, compréhension, responsabilité, liberté, entraide. 

En indiquant à l’autre quelle est notre demande concrète, nous rendons le besoin moins menaçant parce que nous l’incarnons dans la réalité, dans le quotidien. Ce n’est pas un besoin virtuel, apparemment insatiable et donc menaçant. C’est une demande concrète, bien définie en termes d’espace et de temps, et par rapport à laquelle nous pouvons nous situer, adapter une attitude. Une fois notre besoin identifié, nous allons pouvoir formuler une demande concrète et négociable qui va dans le sens de sa satisfaction. 

La demande

En formulant une demande, soit une proposition d’action concrète et négociable, nous nous dégageons de la troisième dalle de béton qui nous tient entravés et nous empêche d’entreprendre toute démarche dans le sens de notre besoin. En formulant une demande concrète, nous sortons de l’attente, souvent désespérée, que l’autre comprenne notre besoin et accepte de le satisfaire, attente qui peut durer une éternité et se révéler extrêmement frustrante ; C’est nous qui prenons en charge la gestion de notre besoin et donc la responsabilité de sa satisfaction. Nous nous piégeons cependant souvent en prenant nos demandes pour des besoins fondamentaux. 

Nous sommes souvent fiers, et à juste titre, de notre langue française riche en nuances. Cependant, elle ne représente qu’un petit pourcentage de notre langage ; Le langage non verbal, selon des spécialistes de la chose, constituerait près de quatre-vingt dix pour cent de notre communication, seulement quelque dix pour cent étant attribués au langage verbal ! Etre conscient de cela nous permet d’être attentif à notre propre langage du corps ainsi qu’au langage du corps de l’autre. 

En vous concentrant sur l’instant et en vous retenant de l’étiqueter mentalement, la maladie est réduite à un ou à plusieurs des facteurs suivants : la douleur physique, la faiblesse, l’inconfort ou l’invalidité. C’est ce face à quoi vous lâchez prise maintenant, et non pas à l’idée de la maladie. 

Permettez à la souffrance de vous ramener de force dans le « maintenant », dans un état d’intense et consciente présence. Utilisez-la pour arriver à l’éveil.  

Le lâcher-prise ne transforme pas ce qui est, du moins pas directement. Il vous transforme, vous. Et quand vous êtes transformé, c’est tout votre monde qui l’est. Pourquoi ? Parce que le monde n’est qu’un reflet. Nous avons déjà parlé de cela.  

Si vous regardiez dans un miroir sans aimer ce que vous y voyez, il faudrait que vous soyez fou pour vous attaquer à votre réflexion. Et c’est précisément ce que vous faites lorsque vous ne vous acceptez pas. Évidemment, si vous attaquez l’image, celle-ci vous le rend coup sur coup. Par contre, si vous l’acceptez quelle qu’elle soit, si vous vous montrez amical envers elle, elle ne peut que l’être envers vous. C’est la façon de changer le monde. 

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Le problème, ce n’est pas la maladie, C’EST VOUS, aussi longtemps que le mental contrôle les choses. 

Lorsque vous êtes malade ou invalide, n’ayez pas le sentiment d’avoir échoué d’une manière ou d’une autre, ne vous sentez pas coupable. Ne reprochez pas à la vie de vous avoir traité injustement et ne vous faites pas non plus de réprimandes. Tout cela, c’est de la résistance.

Si vous avez une maladie grave, servez-vous-en pour atteindre l’illumination. Tout ce qui peut arriver de « mal » dans votre vie doit vous amener vers cet état. Dissociez le temps de la maladie. Ne conférez ni passé ni futur à la maladie. Laissez-la vous ramener de force dans l’intense conscience du moment présent et observez ce qui se passe. 

Devenez un alchimiste. Transformez le vulgaire métal en or, la souffrance en conscience, le malheur en une occasion d’éveil.  

Êtes-vous gravement malade et ce que je viens de dire vous met-il en colère ? Alors, c’est le signe flagrant que votre maladie a fini par faire partie du sens que vous avez de vous-même et que vous protégez votre identité, en même temps que vous protégez votre maladie. La circonstance qui porte l’étiquette « maladie » n’a rien à voir avec ce que vous êtes vraiment.

Francesca 

Auteur :francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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