La nourriture, c’est de l’Amour en partage

 

 Dans toutes les circonstances où les hommes veulent manifester leur convivialité, se dire combien ils s’aiment, ils le font autour de la nourriture et de la boisson : banquets d’anciens, agapes fraternelles ou dîners d’amoureux… Les contrats se concluent bien plus facilement lors d’un repas d’affaires, et une personne qui sait goûter la même boisson que moi ne peut pas être complètement mauvaise…. 

Aviez-vous remarqué combien la nourriture de collectivité, cantine, self-services d’entreprise, colonies de vacances et autres pensions soulevait de critiques de la part des gens, même de ceux qui chez eux se contentaient de bien moins. Et cela même quand la nourriture était abondante, variée et de qualité. C’est qu’obscurément ils savaient, que dans cette cuisine-là, les mets n’avaient pas été intentionnellement préparés pour eux personnellement. Aujourd’hui plus guère de personnes ne font attention à cet état de fait. 

Une preuve de l’importance symbolique et même rituelle du repas : à la suite d’études de motivations, on a modifié la présentation des plats préparés industriellement, en boîte ou surgelés, de façon que l’utilisateur ait à ajouter une noix de beurre, le saupoudrer de fromage râpé ou encore de cannelle… Toutes choses que le fabricant aurait parfaitement pu intégrer à sa préparation, mais qui auraient mis à mal l’économie symbolique du repas. Il importe en effet, que la personne qui reçoit, s’incorpore à ce qu’elle donne à manger à ses convives. 

A priori, dans notre civilisation occidentale, on ne pense pas immédiatement à associer l’alimentation aux sentiments. Pourtant, notre première expérience d’êtres humains, à la naissance, est un lien étroit tissé entre l’aliment que l’on reçoit de la mère et le lien affectif qui se construit entre ces deux êtres vivants. 

TRANSFORMATION AVEC FRANCESCA

Manger l’autre ou avec l’autre 

Nous l’avons vu plus haut, le partage de nourriture crée un compagnonnage : partage du même pain, établissant un lien entre individus. Dans nos cultures, la présence de vin ou d’autres boissons alcoolisées cimente le lien, déliant les esprits et avivant les émotions. Manger ensemble peut être l’expression de sentiments collectifs. Le repas, la cuisine, font aussi partie des rituels politiques, qu’il s’agisse d’alliances, de ruptures, d’établissement de souveraineté… Ce partage est à la base de la sociabilité humaine. En absorbant la même nourriture, on se met sur un pied d’égalité : mêmes plaisirs et mêmes risques. Cela peut aller jusqu’à la fusion : le principe du sacrifice et de l’incorporation de ce qui est sacrifié est au cœur des religions chrétiennes : manger l’autre, métaphoriquement, cela s’entend , est l’extrême expression de l’amour. Pour atteindre Dieu et l’immatériel, le vecteur de base est la nourriture, et ce de manière universelle, comme un dénominateur commun de l’humanité. La nourriture nous conduit au mystique. 

Manger rejoint là l’essence de la vie, c’est-à-dire l’affectivité. En mangeant ces substituts symboliques, on mange des affects et on capte leur énergie, on se relie et s’intègre à une dimension hédonique (le plaisir) et à la transmission d’une culture familiale, territoriale, sociale ou religieuse 

On peut apprendre énormément sur soi-même en comprenant la symbolique et le message de nos aliments favoris. Le pain, le lait par exemple sont fortement chargés de symboles collectifs (la nourriture devient ainsi codée), mais aussi individuels. On peut ainsi accélérer son processus d’évolution personnelle grâce à cette prise de conscience, tout en savourant sa nourriture préférée. Chaque repas véhicule un peu de la signification des autres repas. Si en plus on met en pratique ce que la nourriture nous incite à faire, notre santé en sera certainement stimulée. Ça fait du bien aux organes digestifs, au Ventre, ce second cerveau qui contient pas moins de 200 millions de neurones. 

La psyché et les sentiments sont accueillis à bras ouverts dans cette fête des sens. Pour se nourrir, écoutons donc notre cœur, écoutons le langage de l’Amour, et offrons de la «nourriture » à soi-même et aux autres : que cette nourriture soit terrestre et tangible mais, en même temps, spirituelle et enrichissante. 

Nourrissons-nous avec le plus grand respect, en choisissant du fond du Cœur parmi tout ce que la Vie nous offre dans sa Corne d’abondance que nous pouvons savourer avec gratitude, mais aussi modérément et avec pleine attention pour rester du côté de la Vie et ne pas pencher du côté de la Mort. 

Toutes les personnes qui évoluent en conscience accordent un instant de réflexion, de prière ou simplement de recueillement avant de manger et normalement le repas se déroule dans le silence. Dans certains cas, donc, les aliments deviennent une nourriture spirituelle, parce qu’à travers la nourriture il est possible de nourrir toutes les parties qui composent l’être humain : certes, la partie physique, mais aussi les corps subtils.

 

Article de Françoise Salaün

 

Auteur :francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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