Avoir l’extérieur pour seul recours

 

 

Lorsque nous sommes fermés et coupés de notre intériorité, la réalité se réduit au monde extérieur qui polarise notre attention et focalise nos énergies. Nous ne croyons que ce que nous voyons et toutes nos satisfactions et notre bonheur reposent sur l’extérieur que nous allons chérir au point de nous fondre et nous y dissoudre.

Les émotions et les pensées que nous éprouvons à l’égard du monde extérieur sont comme des fils invisibles qui nous y relient. Le lien est si fort que cela devient une partie de nous, l’objet de tous nos désirs auxquels nous nous assimilons et finissons par nous identifier et nous noyer.

Loin de nous apporter les satisfactions que nous espérions, le monde extérieur occasionne bien des désillusions et l’identification entraîne de nombreuses souffrances.

L’identification est un lien émotionnel fort avec quelque chose ou quelqu’un d’extérieur à soi. Ce lien n’existe pas avec l’objet, mais avec l’idée que l’on en a, avec la représentation intérieure que l’on s’en fait. On ne s’identifie pas à la personne, mais au rôle qu’on lui attribue dans notre film intérieur : nous croyons qu’une possession matérielle nous procurera de la satisfaction ou comblera un vide intérieur. Or, la satisfaction espérée crée un lien émotionnel et mental qui nous relie à l’objet ou à la personne. Cela engendre de la dépendance, au-delà de l’attachement, qui devient très forte, faute d’avoir trouvé autre chose….

Cette attitude identificatrice implante finalement en nous une réalité artificielle et illusoire qui ne va pas sans créer des dommages. Effectivement, cela nous rend fragile et vulnérable, nous fait perdre le recul nécessaire car la représentation que nous avons de l’extérieur est amalgamée à l’ensemble des autres sensations et se retrouve noyée dans notre paysage intérieur. Nous n’avons plus la distance pour différencier ce qui nous appartient et ce qui provient de l’extérieur.

C’est donc ainsi que nous devenons privés  d’un contact avec ce que nous sommes intimement…. Et cette absence de lien laisse un vide que nous cherchons à combler par une quête effrénée de nouvelles sources de satisfaction. Cela nous entraîne toujours plus loin et nous fait perdre de vue la raison réelle de nos possessions (avoir plus, faire plus, aller plus loin…).

Jamais des éléments artificiels ne compenseront la recherche de ce qui est vivant en NOUS. Pour expérience, l’identification avec le corps trouve toute son expression lorsque nous éprouvons une douleur.  Celle-ci par le biais des émotions quelle déclenche et par les pensées qu’elle suscite, en vient à occuper tout notre espace intérieur jusqu’à nous assimiler à elle.

En vérité, tout est bon pour pallier l’absence de contact avec notre vraie nature et éviter la difficulté à accepter notre dimension Spirituelle. Notre regard tourné vers l’extérieur nous fera admirer certaines personnes, connues ou non. Ne les connaissant pas, ce ne sont pas elles qui nous émerveillent, mais l’idée que nous nous en faisons. Nous trouverons parmi les « people » des êtres que nous admirons, parfois jusqu’à la vénération, en leur vouant un véritable culte.

Mais tout cela ne mène qu’à fuir un vide intérieur !

Finalement, on cherche chez l’autre ce que l’on n’a pas trouvé en soi, on va donc tout faire pour capter son attention et l’amener à  s’intéresser à nous.

Lorsque nous commençons à pratiquer l’écoute du corps, nous éprouvons des sensations auxquelles nous nous identifions. Il est difficile d’observer les sensations, de s’en détacher. Dès que nous nous fions sur l’une d’elles, elle absorbe toute notre attention et nous faisons un avec elle. Comme nous sommes identifiés à notre corps physique, nous croyons que les sensations y sont localisées.

L’être intérieur ne peut se révéler que lorsque l’on commence à ne pas s’identifier aux souffrances, il se révèle alors comme une statue que l’on vient d’exhumer dont on découvre la beauté après qu’elle a été dégagée de la gangue qui l’emprisonnait.

Si nous confions à notre mental la tâche de quitter l’identification, il ne saura que rejeter les difficultés ou trouver des stratégies intérieures pour éviter les désagréments. Car il fera tout pour ne pas regarder les choses en face.

 Françoise Salaün  partage

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Auteur :francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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