Ce qui empoisonne le corps

 

 

Toute notre vie est construite sur des dualités et le jugement qui en découle est une espèce de finalité, une porte qui se verrouille.

Pour se protéger, le mental arrange toujours la réalité, la rendant conforme à ce qu’on voudrait qu’elle soit, de préférence avantageuse pour nous. Il est délicat de changer d’opinion car cela bouscule un équilibre intérieur généralement fragile et susceptible.

Parce que nous appréhendons le monde extérieur par nos sensations et nos émotions, nous lui appliquons ce que nous expérimentons à l’intérieur de nous et le classons en bon et/ou mauvais, bien et mal, agréable et désagréable.

Comme vous l’aurez compris, le jugement et la critique sont avant tout des états artificiels créés de toutes pièces par l’ego. Ce sont des attitudes destructrices qui, en pesant sur notre vécu intérieur consument notre énergie et fatiguent l’être en le privant du contact avec son Centre.  Ils engendrent des processus d’acidification et se traduisent par un excès de concentration des acides (bile) dans le corps physique. La vésicule est souvent touchée chez ceux qui vivent trop intensément ce processus de jugement.

Le fait de se juger soi-même nous fragilise. Si les pensées sont négatives et destructrice s, elles nous déstabilisent. Si elles sont trop enjolivées, on se dupe soi-même en se jouant une comédie qui n’est pas ancrée en nous. Et l’ego, responsable de la supercherie, perd de l’énergie à vouloir coller à cette fausse image. Les difficultés que nous rencontrons nous aident à acquérir de nouvelles ressources, celles qui nous ont fait précisément défaut pour gérer certaines situations dans lesquelles nous nous sommes sentis démunis. Dans ce cas, il est plus simple de se défendre, de chercher à se justifier en critiquant les autres.

La justification là encore, est une tentative de l’ego pour masquer ses limites et se montrer plus beau qu’il n’est ou qu’il croit être. En ayant le courage de prendre acte de cette attitude, nous constatons que ces propos cachent un élan vers la qualité manquante.

Jamais une personne généreuse ne dira : « je suis généreux » car, si la chose est évidente elle n’éprouve ni l’idée ni le besoin de le dire. Ce que nous prétendons être n’est que la révélation de ce qui est sur l’établi  et des ressources que nous devons acquérir. S’adonner à la critique est souvent un aveu d’impuissance : celle de ne pas pouvoir être aussi brillant qu’on l’espérerait.

Alors deux attitudes s’offrent  à nous : la critique et la projection.

La critique

La critique est saine tant qu’elle est un moteur pour se construire, mais elle devient une entreprise de destruction de soi lorsqu’on se juge. S’agit-il d’une prise de conscience de soi qui va servir à faire le point et à chercher à développer la ressource qui nous fait défaut ? Ou bien, allons-nous pourrir dans un état morbide alimenté par une exagération de nos faiblesses ?

La projection

Pour compense la mauvaise opinion qu’ils ont d’eux, certains s’imaginent être quelqu’un d’autre, une star ou une personne qu’ils admirent et cela peut avoir des conséquences inattendues qui barreront l’accès à soi.  Une des parades de l’ego à son insatisfaction consiste donc à se leurrer en se faisant « des films dans la tête ». Parfois le film peut être romantique ou charmant, mais il peut aussi être grave. C’est ce que vivent certaines personnes qui s’imaginent être envoûtées ou être l’objet de manipulations mentales. Elles en sont si convaincues qu’elles se manipulent elles-mêmes par la force de leurs croyances.

En résumé : voici nos poisons : le jugement, la critique, la projection et la fragilité qu’ils apportent.

 

LES CONSEQUENCES

Que nos idées soient fermement arrêtées ou au contraire molles, elles fusionnent avec des « formes pensées » qui sont comme des sillons que notre mental creuse en s’écoulant selon des chemins tout tracés. Il est bien rare que notre pensée puisse faire du hors-piste. Lorsque nous abordons la question de savoir qui nous sommes avec un mental ainsi conditionné, nous ne pouvons que tenter de nous définir qu’en nous bardant d’étiquettes, mais pas nous ne nous connaissons pas ! finalement nous assimilons la carte au territoire. Nous lisons la carte, mais ne partons que très rarement à l’exploration de nos contrées intimes pour tenter de nous comprendre.

Se connaître est un tout autre exercice. Cela consiste à s’observer. Il s’agit d’une tâche délicate car l’observateur et l’objet de l’observation sont les mêmes. On manque de recul et l’objectivité disparaît

Seule une observation des sensations dans le corps procure le recul nécessaire pour appréhender ce que nous vivons ; ce que nous constatons n’est valable que dans le présent, et ne peut donc pas être érigé en vérité pour tenter de se définir. Lorsque l’on s’observe, on ne se définit pas, on apprend à connaître et reconnaître la manière dont la vie s’écoule en SOI.

POUR CHANGER : ne vous cramponnez pas à vos idées, mais cherchez plutôt à les enrichir et à les embellir en écoutant ; en contactant sa lumière intérieure !

  Françoise Salaün  partage

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Auteur :francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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