On ne nait pas timide, on le devient

 

On le sait depuis Freud, les parents ne peuvent s’empêcher de projeter leurs rêves de grandeur sur leurs enfants : là où ils ont échoué, leurs petits réussiront. Mais certains tiennent trop à leur rêve pour accepter l’enfant tel qu’il est. Et quand ils s’aperçoivent qu’il ne comblera pas leurs souhaits, ils en conçoivent une immense déception, suivie de représailles en forme de dénigrement systématique. Et puisque les paroles parentales ont valeur d’oracle, l’enfant s’imagine qu’effectivement il ne vaut pas grand-chose. D’où des inhibitions susceptibles de toucher divers domaines – l’amour, le travail, la relation à autrui –, de préférence ceux qui ont été fortement investis par les parents.

Des parents, déjà encombrés par leurs propres problèmes, auront malheureusement tendance à jouer la politique de l’autruche. Difficile de leur jeter la pierre. Même s’il n’est pas rare que cet aveuglement signifie, plus tard, pour leur progéniture devenue adulte, quelques années sur un divan, à traiter des inhibitions qui, abordées dès l’enfance, auraient rapidement disparu.

Autre cas : les parents qui préfèrent ne rien voir pour se préserver psychologiquement. Pour ceux-là, plutôt brillants et à l’aise en société, un enfant timoré (et souvent il l’est, parce que trop intimidé par eux) entraîne une blessure de leur amour propre.

Papa et maman ont peur pour leur enfant, le croient sans cesse en danger de mort …  l’enfant intériorise leur peur et commence à craindre lui aussi pour son existence ! Il se met à éviter les activités susceptibles de présenter un risque. Il accumule les précautions. D’où, plus tard, des inhibitions et des peurs dans des domaines sans lien apparent avec la cause première de l’angoisse !

Nettement plus ravageurs sont les désirs parentaux inconscients, surtout quand ils sont hostiles. Parce que l’inconscient est justement ce que personne ne peut maîtriser.

Or il existe des parents suffisamment infantiles et névrosés pour voir en leurs rejetons de dangereux rivaux, dont la réussite leur porterait ombrage. Le psychisme de l’enfant enregistre les vœux de ses parents et, effectivement, fabrique des symptômes en forme d’empêchement, de blocages, de peurs et perd sa confiance ne lui !

Le rôle des relations parents-enfants dans l’apparition du manque de confiance en soi n’est donc plus à démontrer.

Toutefois, si une enfance peu propice à l’épanouissement est un handicap, elle est rarement une infirmité définitive. Il reste toujours possible, à l’âge adulte, de reprendre en main les cartes de son destin.

 Françoise Salaün  partage

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Auteur :francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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