Le Mouvement dans le règne minéral

La vie est mouvement  et le mouvement, c’est la Vie

 

La caractéristique la plus évidente de la vie est en effet le mouvement. Tout ce qui est en vie se meut, bouge, s’active. Chaque chose le fait à sa manière et à sa vitesse, conformément à ses caractéristiques. L’existence du mouvement témoigne de la vie. En revanche, son absence atteste du contraire : de l’absence de vie, c’est-à-dire de la mort. La mort, c’est l’immobilité, l’inactivité, ne plus être en mouvement.

La vie étant caractérisée par le mouvement, il en résulte que pour rester en vie, il faut rester en mouvement. Il est donc nécessaire d’être actif, car ainsi, le mouvement est entretenu et, avec lui, la vie. Ceci peut se résumer par les formules : « Ce qui est en vie est en mouvement » et « Ce qui veut rester en vie doit rester en mouvement. » 

Par « ce qui est en vie », il est entendu tout ce qui est doté de vie, comme le sont les végétaux, les animaux et les êtres humains. En font cependant aussi partie, dans un sens plus large, tout ce qui existe et possède une forme, par conséquent également tout ce qui appartient au règne minéral. Effectivement, toute forme visible : roche, terre, eau, nuage… est faite d’éléments de base : les atomes. Ces formes se sont constituées grâce au déplacement et au rapprochement d’atomes, donc grâce au mouvement.

L’action de la loi du mouvement, en ce qui concerne le façonnement des formes, peut s’énoncer ainsi : « Tout prend forme grâce au mouvement » et « L’absence de mouvement entraîne la perte de forme. » 

L’action conjuguée de la loi du mouvement sur la vie et la forme nous amène à reformuler de manière plus large son activité : « Le mouvement donne vie et forme » et « Sans mouvement, pas de vie, pas de forme. » 

La sagesse populaire a reconnu la nécessité du mouvement et elle l’a résumée dans le dicton : « Qui n’avance pas, recule. »…. A première vue, le dicton semble erroné. Lorsque nous n’avançons plus, ne restons-nous pas seulement sur place ? Le dicton ne devrait-il pas plutôt être « Qui n’avance pas, reste immobile » ? Le dicton est cependant correct et plein de sagesse.

En effet, « celui qui n’avance pas » n’est pas seul. Il se trouve dans un environnement qui, lui, avance, se meut. Si quelque chose qui s’y trouve arrête d’avancer, le reste (son environnement, la nature, la création) n’interrompt pas simultanément son mouvement, mais continue d’avancer. Par rapport à son entourage en mouvement, l’individu qui ne se meut plus ne s’immobilise pas, mais prend du retard, se laisse distancer. Il s’éloigne dans la direction opposée au mouvement général, donc il recule.

 

 Différentes choses appartenant au règne minéral, les roches, les métaux…, nous apparaissent comme étant immobiles et donc dépourvues de tout mouvement. Mais la loi du mouvement est une loi universelle. La matière dense la plus dure et inerte lui est donc aussi soumise et est, par conséquent, en mouvement. Ce dernier n’est pas visible extérieurement, mais il existe dans les profondeurs de la matière.

Les végétaux ne peuvent se déplacer, mais ils sont tout de même en mouvement. Tout tissu organique est constitué de cellules. Or, les cellules sont le lieu d’intenses échanges de substances et de liquides. Ces échanges ont lieu à l’intérieur d’elles-mêmes : entre le noyau et le cytoplasme, mais aussi entre la cellule et son environnement extérieur. Les échanges sont bidirectionnels. Les nutriments pénètrent dans la cellule, les déchets qu’ils produisent en ressortent. Une cellule végétale n’agit cependant pas seule, mais en collaboration avec celles qui l’entourent. Les échanges cellulaires qui en résultent créent un mouvement permanent qui est indispensable à la survie de la plante.

Des mouvements visibles extérieurement ont aussi lieu. Lors de leur croissance, les racines des plantes plongent dans les profondeurs du sol, se rallongent et se ramifient de plus en plus pour puiser les substances nutritives dont elles ont besoin. A ce mouvement descendant correspond un montant, celui des branches qui s’élancent vers le haut et se ramifient dans l’espace. Les fleurs sont aussi en mouvement. Beaucoup de fleurs s’ouvrent et se ferment tous les jours. Certains d’entre elles, comme les tournesols, déplacent en plus leur corolle au cours de la journée pour être face au soleil. Les plantes carnivores ouvrent leur corolle pour attraper des insectes et les referment pour digérer leurs proies.

Des mouvements ont aussi lieu au niveau des feuilles. Les arbres les orientent pour les exposer au maximum aux rayons du soleil. Les haricots baissent leurs feuilles le soir lorsque le soleil se couche et les relèvent le matin lorsqu’il réapparaît. Une laitue sauvage (Lactuca

scarcola) modifie continuellement l’inclination de ses feuilles, de manière à ce qu’elles reçoivent le moins de soleil possible. Les feuilles du mimosa pudica se referment brusquement sitôt qu’on les touche. Par un ingénieux mécanisme, certaines plantes lancent au loin leurs graines plutôt que de seulement les laisser tomber au sol ou emporter par le vent.

Parmi les mouvements liés aux plantes, il faut également compter la montée de la sève au printemps et sa descente en automne. En fait aussi partie le passage continuel d’eau à travers la plante. L’eau absorbée par les petites radicelles est conduite aux racines plus importantes.

L’eau s’élève ensuite dans le tronc, s’avance dans chaque branche jusque dans les feuilles, où elle s’évapore dans l’air. Ce mouvement équivaut à un transit de centaines de litres d’eau par jour pour de grands arbres, comme le peuplier et l’eucalyptus.

 Nature

Le mouvement dans le règne animal

Les animaux sont des êtres « animés », c’est-à-dire doués de mouvement. Ils ne sont pas seulement capables de mouvoir leur corps pour le mettre dans différentes positions, mais également pour se déplacer dans l’espace. Si une plante se nourrit et se reproduit en restant toujours au même endroit, l’animal se déplace pour faire la même chose. Les oiseaux volent, les poissons nagent, les quadrupèdes marchent, les sauterelles sautent…

Lorsqu’un animal ne peut plus se mouvoir, par exemple s’il s’est brisé un membre ou une aile, il dépérit rapidement, car il est privé de la possibilité de se déplacer pour satisfaire ses besoins essentiels.

Pour se mouvoir, l’animal est parcouru par de nombreux mouvements intérieurs. En plus des échanges cellulaires, il faut compter les contractions des muscles, les battements du coeur, l’inspiration et l’expiration par les poumons, l’assimilation des nutriments, l’élimination des toxines, etc. Les organes des animaux n’ont pas une forme fixe et définitive, ils se modifient avec le temps. Cela est mis en évidence par la grande loi biologique qui dit que « la fonction crée l’organe ». Cette loi illustre bien un des aspects particuliers de la loi du mouvement, celui en relation avec son action sur le façonnement des formes. Plus un organe est en mouvement, c’est-à-dire utilisé de manière répétée et intensive, plus il se fortifie, se développe, augmente de volume et de puissance et se perfectionne. Cela n’a pas lieu du jour au lendemain, mais s’étend dans la durée.

La théorie de l’évolution confirme la nécessité du mouvement pour la progression des êtres vivants et, par-là, confirme l’existence de la loi du mouvement. Dans le passé, on pensait que la multitude des espèces animales était apparue d’un coup, toutes en même temps, déjà entièrement formées, directement de la main du Créateur. Cette manière de voir – qui s’appelle le créationnisme – ne s’oppose pas seulement à la loi du mouvement, mais aussi aux faits, comme l’a montré Charles Darwin (1809-1882) et d’autres savants de son époque.

Ceux-ci ont mis en évidence que les espèces animales étaient issues les unes des autres, grâce à un mouvement permanent de perfectionnement et de développement.

Le mouvement et les êtres humains

La nécessité du mouvement pour la survie du corps humain est illustrée par l’activité que les cellules déploient pour maintenir l’organisme en fonction. Mais l’activité cellulaire ne serait pas possible si les tissus n’étaient pas irrigués par le sang. Dans ce but, le coeur bat jour et nuit, sans interruption.

Constamment, il propulse du sang dans le réseau artériel et aspire en retour le sang veineux. A raison de 70 systoles à la minute, cela représente 108 000 pulsations par jour. La longueur du réseau sanguin avec sa multitude de capillaires est estimée à 100 000 km. Pour que le sang y circule aisément, il doit conserver sa fluidité. A cause de la sédentarité et d’une alimentation trop riche en graisses, cette fluidité se perd. Les fluidifiants sanguins souvent prescrits de nos jours visent, en diminuant la viscosité du sang, à rétablir une bonne circulation du sang, autrement dit son mouvement.

Le mouvement est également nécessaire aux muscles. Ils se développent, deviennent forts et toniques grâce à l’activité. Il suffit qu’ils soient inactifs, comme c’est le cas lorsqu’une jambe est immobilisée dans le plâtre à cause d’une fracture, pour qu’ils s’affaiblissent et s’atrophient, ce qui est visible lorsque le plâtre est enlevé.

La nécessité d’une activité soutenue qu’impose la loi n’est pas une activité continuelle, sans interruption aucune. La loi ne pousse pas à l’abus et à l’exagération. Tout naturellement, des périodes de repos sont indispensables. Pour pouvoir récupérer et éviter une usure prématurée, celles-ci doivent alterner de manière harmonieuse avec celles de l’activité. . C’est le cas entre le travail diurne et le repos nocturne, ou le temps de repos que s’accorde le coeur entre chaque contraction.

Certaines personnes considèrent que l’activité physique a pour seul résultat de fatiguer et d’affaiblir, mais ce n’est pas le cas. Le mouvement « extérieur », c’est-à-dire du corps et des muscles, favorise le mouvement intérieur, à savoir l’oxygénation, la circulation du sang, les échanges cellulaires, etc. Par conséquent, l’activité physique soutient le corps, elle le fortifie et le tonifie. Ce n’est que l’abus qui est néfaste. Paradoxalement, c’est l’absence de mouvement qui rend fatigué et affaibli. Certaines personnes affirment être très fatiguées, sans force ni tonus. Elles s’inquiètent même de leur état. Il suffit cependant qu’elles reçoivent une bonne nouvelle ou qu’on leur propose quelque chose d’intéressant à faire pour que, d’une seconde à l’autre, elles soient pleines d’énergie et d’élan.

Ces personnes n’étaient pas vraiment fatiguées, mais elles avaient trop ralenti leur mouvement intérieur. A la base, l’être humain aime être actif, donc en mouvement. Il a besoin de mouvement et l’apprécie. Etre inactif ne lui convient pas. Au fond de chaque être humain, il y a le désir d’agir, d’atteindre des buts, de réaliser des idéaux. Il y a le désir de se perfectionner et de se développer.

Françoise Salaün partage un Extrait du livre : Les Lois de la vie de Christopher Vasey

 

 

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Auteur :francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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