Un être humain est quelque chose de vivant

 

 

Les échanges entre le donner et le recevoir que la loi de l’équilibre conditionne peuvent donner l’impression d’être très terre à terre et mercantiles : si quelque chose a été donné à quelqu’un, quelque chose doit être donné en retour, et lorsqu’une action a été effectuée, il « doit » y avoir une action compensatoire. Si c’est effectivement le cas au niveau des phénomènes naturels, il en va autrement dans les rapports humains. Certes, la compensation peut prendre une forme très tangible et matérielle, comme c’est le cas dans les relations commerciales. Mais en dehors de celles-ci, dans tous les services, cadeaux, conseils, aides… que l’on s’échange mutuellement au cours de la vie familiale et sociale, la compensation peut aussi se manifester sous une autre forme, à un niveau plus élevé.

Un être humain est quelque chose de vivant qui ressent des émotions et des sentiments.

Lorsqu’on lui donne quelque chose dont il a besoin, cela réveille en lui de la joie. Celle-ci peut être très grande et même se transformer en jubilation ou en allégresse, et constitue pour le donateur le meilleur retour qu’il peut recevoir. En effet, son désir d’aider ou de faire plaisir a pleinement abouti. Il voit la joie du receveur, cela le remplit à son tour de joie. L’amour du prochain qui le motive à donner a atteint son but et a eu des effets bienfaisants. Que peut-il vouloir de plus ? Le bonheur de l’être humain dépend du bonheur de ses semblables. L’être humain ne peut être pleinement heureux tout seul dans son coin. Le bonheur doit être partagé pour acquérir sa pleine valeur. Ce fait a bien été reconnu par la sagesse populaire qui l’a traduit par le dicton « un plaisir partagé est un plaisir doublé ». Jésus en a aussi parlé lorsqu’il a dit « il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ». (Actes 20,35 du Message du Graal)

Une autre manière de donner en retour est le remerciement profondément ressenti. Le remerciement sincère témoigne de la joie et de la reconnaissance du receveur. Le mot « merci » pourrait passer pour petit, somme toute assez anodin, une formule de politesse de peu d’importance, puisqu’il ne s’agit « que » d’un mot. Il suffit cependant d’observer ce que l’on ressent lorsque quelqu’un ne nous remercie pas pour se rendre compte de la valeur de ce terme. Nous sommes décontenancés, désagréablement surpris. Quelque chose manque.

Prononcer un « merci » profondément ressenti est par conséquent une manière de redonner. Si ce n’était pas le cas, qu’en serait-il des gens qui sont trop pauvres pour redonner quoi que ce soit de matériel ou rendre un service ? Par leurs remerciements, ils donnent de la gratitude à leur bienfaiteur. En dehors des rapports commerciaux, les remerciements et la joie témoignés par celui qui reçoit sont suffisants dans les rapports humains. Le contentement dû à l’aide apportée est une conséquence de l’amour du prochain qui ne demande pas de récompense, mais se sent complètement comblé par la joie causée chez autrui.

 Françoise Salaün partage un Extrait du livre : Les Lois de la vie de Christopher Vasey

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Auteur :francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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