N’incriminons personne

 

De  toutes les pilules que nous ingurgitons dans notre vie, la plus difficile à avaler est certainement celle de la souffrance, de l’épreuve et de la maladie. Pilule amère, car la vie, si belle et prometteuse dans son essence, se révèle bien fragile à l’usage.

Pour la plupart des humains se déroule quotidiennement un carrousel d’événements, d’idées, de personnes, de faits, qui tantôt inspirent, tantôt démobilisent. Certains de ces événements relèvent de la nature et de l’environnement et nous rappellent que nous n’avons pas la pleine maîtrise de la réalité. Parallèlement, la souffrance, la maladie, les épreuves, la mort agrandissent à leur tour le périmètre de notre fragilité.

Il faut considérer l’influence énorme de l’esprit sur le corps

Le reproche que la sagesse populaire faisait jadis au médecin — « Médecin guéris-toi toi-même » —, ne pourrions-nous pas nous l’adresser à nous-mêmes ?

Dans le paysage thérapeutique se dresse l’épineuse question des médicaments, qui se traduit par le réflexe inconditionné consistant à recourir à la médication chaque fois qu’un « bobo » pointe le nez.

Quand on commence à prendre l’un de ces médicaments, on détient un abonnement pour la vie.

Certes, on peut critiquer la médecine et crier haro sur les médecins, mais dans bien des cas, faisant cela, nous nous trompons de cible. Les médecins ne font qu’obéir à la demande. Ou plutôt à une certaine forme de pensée magique qui attribue au médicament un pouvoir unique, absolu. Trop pressés pour prendre en charge notre santé, ce qui est l’affaire de toute une vie, nous nous précipitons sur les médicaments, satisfaits de voir disparaître les symptômes.

Quand une personne est adaptée à la vie, la vie s’adapte à elle et toute l’existence en profite. La vie nous rend ce qu’on lui donne. C’est la loi de la réciprocité. La vie ne se laisse jamais vaincre en générosité.

Voilà pourquoi la guérison se présente toujours comme une ouverture au mystère de la vie. Pour guérir, il faut croire en la vie d’abord, car la santé, c’est « être », et être, c’est exister pleinement. Et quand la maladie vient malencontreusement s’immiscer dans notre vie, il vaut la peine de chercher à guérir avant de mourir.

On dit qu’Ivan Illich ne voulait pas mourir de la maladie, il voulait mourir de la mort. S’éteindre comme une bougie. N’est-ce pas la meilleure fin ?

C’est bien ce que nous voulons tous, à condition de ne pas mourir trop vite. C’est le message que laissait, à une certaine époque, une chanson fort populaire : « Tout le monde veut aller au ciel, oui, mais personne ne veut mourir. »

 

 Françoise Salaün partage : Quelques passages du livre L’autre voie de guérison de Jean-Paul Simard

 

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Auteur :francesca7

Administratrice du forum LA VIE DEVANT SOI sur http://devantsoi.forumgratuit.org/

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